Ils ont fait Start-up on the beach : Gauthier Burny

Si vous n’avez pas encore eu la chance de rencontrer Gauthier, vous êtes passés à côté d’un phénomène. Généreux et bon vivant, il saura tout de suite vous mettre à l’aise et vous ouvrir à de nouveaux horizons. Arpenteur zélé de toutes les expositions de design, peinture et graphisme, lecteur assidu d’ouvrages volumineux et colorés, Gauthier dispose d’une solide culture qui infuse son travail. Deux années qu’il nous prête main forte pour Start-up on the beach. L’identité graphique de l’événement, c’est en grande partie lui. Entre plaisanteries et éclats de rire, il répond à nos questions.

 

Bonjour Gauthier,

Ton petit accent trahit tes origines… Est-ce que tu peux nous expliquer ton parcours et comment t’es-tu retrouvé dans notre belle contrée ?

Oui, de là à dire que je suis la Jane Birkin belge… je ne franchirais pas ce pas ! Ce sont de belles origines, car la multiplicité des peuples a fait de ce jeune pays – 200 ans en 2030 – une richesse fabuleuse. Dans notre ADN coule donc fondamentalement la découverte de l’autre (ça ne nous empêche pas de nous taper dessus comme dans certains villages gaulois).

Mon parcours passe par les études aux beaux-arts de Namur puis par l’institut supérieur des arts visuels de La Cambre à Bruxelles. Commence ensuite la vie professionnelle en tant que freelance, dans la presse, l’édition, la communication, ainsi que le professorat en communication et design.

J’ai notamment fait des recherches sur les interfaces humain-machine et ce que l’on n’appelait pas encore UI-UX. 20 années de vie bruxelloise… puis la rencontre. Une osmose – survoltée, parfois – de passions communes et complémentaires. Je débarque donc à Saint-Malo parce que je ressens le besoin de nouveaux horizons, de me lever et de me coucher et voir ça :

Rêver, penser autrement, et comme nous ne sommes que des invités sur les terres que nous fréquentons – y compris celles de nos origines –, il me semblait correct de m’investir dans cette belle contrée qui elle aussi s’est tournée vers des horizons lointains bravant vents et tempêtes. Alors, voilà. Rencontre et rencontres avec Digital Saint-Malo. Suite au prochain épisode !

 

Tu as travaillé sur Start-up on the beach V1 et sur la deuxième édition cette année, quel a été ton rôle et qu’est-ce qui te plaît dans ce projet ?

Un bel événement que ce Start-up on the beach !

Mon rôle a été de traduire visuellement les attentes communes de Digital Saint-Malo et de la French Tech Rennes St-Malo afin de fournir aux différents participants un livret avec des informations précises sur les intervenants. Évidemment, donner le ton graphiquement, en relation avec le thème de l’événement et la ville de Saint-Malo, n’est pas toujours aisé. La chose imprimée a toujours un aspect simple à l’arrivée, et pourtant le nombre de petites et grandes décisions qui sont prises chaque minute est impressionnant. Mais un tel ouvrage reste d’abord un grand travail d’équipe où chacun apporte l’information dont il est responsable, mais aussi ses questions, ses certitudes.

Il faut écouter, conseiller, fédérer, coordonner, réaliser. La création c’est le bonbon.

Donc pour être clair, ce qui me plaît, ce sont toutes ces actions à mener en bonne intelligence avec les coauteurs de l’ouvrage.

 

Start-up on the beach, dans le futur, tu l’imagines comment ?

C’est d’abord un concept propre à Digital Saint-Malo et un nom que nous devons faire grandir. Il y a plusieurs pistes. Premièrement, c’est l’évènement Casual demoday pour startups et investisseurs que nous co-organisons avec la French Tech Rennes St Malo, et cet évènement doit perdurer, car il est aussi une source d’inspiration pour les entrepreneurs. Un phare pour la région. Il y a des écueils à éviter, un cap à conserver entre nous, coorganisateurs.

Après, il y a des évènements à créer tout autour du Demoday, pour faire des ponts entre startups et maîtres d’œuvre.

Je pense notamment à un festival d’art digital, et ainsi de pouvoir faire venir quelques grands noms dans le but de partager leur vision, un éclairage différent. Les coûts sont tout autres, mais si l’on arrive à être convaincants, tout est possible.

La ville de Saint-Malo et son rayonnement en font une balise incontournable, soyons acteurs de cela.

 

 

Où puises-tu ton inspiration et quelles sont tes plus belles réalisations ?

J’ai eu la chance d’avoir deux professeurs merveilleux : un sculpteur, Serge Gangolff, et un graphiste et typographe, Michel Olyff. Le premier m’a dit une phrase toute simple : « Il faut qu’il se passe quelque chose » ; le deuxième m’a donné à voir des choses infimes, mais de très grande sensibilité. Un temps, j’ai assisté ce dernier, nous retravaillons les courbes de ses logos. Agrandissez sans tarder, une belle lettre d’une police de caractère, et intéressez-y vous vraiment, vous y lirez l’aventure humaine (le premier qui agrandit le Comic Sans je l’attache à l’ancre du Bretagne !).

Les vraies personnes m’inspirent celles qui jouent avec les mots et les formes, mais également ceux qui à travers la technique font surgir de nouveaux concepts.

J’oubliais John Maeda et tant d’autres que nous croisons sur notre chemin.

Mes plus belles réalisations : les prochaines !

Après cette petite bafouille, j’ouvrirai mon 3135e travail : « 3135 (MRB) Infodirect 08/17 ».

Si on veut travailler avec toi, on fait comment ?

« Ici Gauthier Burny, je ne suis pas là pour l’instant, laissez votre message. »

« Si vous êtes satisfait de votre message, faites le “ 1 ”, si vous n’êtes pas satisfait, faites le “ 2 ”. Vous avez fait le “ 2 ”. Si vous êtes satisfait d’avoir fait le “ 2 ”, faites le “ 1 ”. Vous avez fait le “ 1 ”, faites le “ 3 ” si vous avez fait le “ 1 ”… ».

Plus simplement :

yes@gauthierburny.com

gauthierburny.com (en reconstruction)

@GauthierBurny

https://www.facebook.com/GauthierBurnyCommunicationDesign

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